Un Nouveau Départ
Un message du surintendant général
Un nouveau départ
Janvier 2012

Bien qu’il ne soit pas « coulé dans du béton » que nous devions prendre des décisions déterminantes en janvier, le début d’une nouvelle année est le moment où nous avons tendance à prendre ce type de résolutions. Dans l’espoir qu’un nouveau départ soit possible, nombreux sont ceux qui décident alors d’améliorer leur bien-être physique, d’autres de s’attaquer à la longue liste de ce qu’ils aimeraient réaliser. Mais s’il est une résolution déterminante qui est particulièrement difficile à tenir, c’est bien celle de travailler à restaurer des relations brisées.
Il faut du courage et de l’humilité pour venir à bout de ce qui a pu briser nos relations. Il faut forcément que quelqu’un entame la conversation et agisse afin de se donner les moyens de reprendre la relation sur une nouvelle base. Comme nous le savons tous, cela n’est jamais facile. En fait, c’est tellement exigent que beaucoup choisissent de s’en tenir au statu quo.
Initier un processus de réconciliation est risqué. Cela implique le fait d’accorder le pardon et de le recevoir, mais aussi de s’ouvrir à des blessures et des malentendus potentiels. Les résultats ne sont pas garantis. Il se peut que rien ne change. De ce fait, la plupart des gens choisissent de vivre avec ces relations meurtries.
Mais en tant que disciples de Jésus, nous n’avons pas la liberté de faire comme tout le monde. Les Écritures nous appellent fréquemment à une tout autre perspective qui doit régner sur nos pensées et notre comportement. Quand il s’agit de nos relations, le message de la réconciliation est au cœur même de l’évangile. Comme Paul l’enseigne clairement : « Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui–même, sans tenir compte aux hommes de leurs fautes, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5.18-21).
« Quand nous ne vivons pas comme des hommes et des femmes réconciliés avec Dieu et les uns avec les autres, nous discréditons son œuvre et son message aux yeux des autres. »
L’œuvre de Christ à la croix est au centre de notre relation avec Dieu (« Soyez réconciliés ») et les uns avec les autres (« Il a mis en nous la parole de la réconciliation »). C’est la substance même de notre message à ceux qui ne connaissent pas Dieu, mais c’est aussi ce qui fait de nous ses messagers crédibles – nous sommes les réconciliés. Quand nous ne vivons pas comme des hommes et des femmes réconciliés avec Dieu et les uns avec les autres, nous discréditons son œuvre et son message aux yeux des autres. Il est essentiel que nous comprenions cela. Jésus nous a avertis quant au fait que notre refus de pardonner affecte notre relation avec Dieu : « Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Matthieu 6.14-15).
Si vous ou moi commençons 2012 dans une attitude d’amertume ou d’animosité envers quiconque, il nous faudra faire face à cette dure réalité : nos attitudes et nos pensées sont en opposition à Jésus et son évangile.
Mais qu’en est-il si nous avons profondément le sentiment d’avoir fait tout ce qui était en notre pouvoir ? Et si chercher à restaurer la relation pouvait nous ramener à un contexte d’abus et de menaces ? C’est là que nous entendons Paul dire dans Romains 12.18 : « S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes ». Je ne veux pas susciter une sorte de fausse culpabilité ni provoquer des initiatives malavisées. Les Écritures sont claires : « autant que cela dépend de vous ». Je crois en l’évangile de la grâce. La grâce est offerte à ceux qui mettent tout en œuvre pour travailler à la réconciliation avec honnêteté et ténacité, pour ensuite voir parfois ce frère, ce membre de leur famille, cet ami, ce voisin ou cet ennemi s’obstiner à vivre sans la réconciliation. Mais il nous appartient de nous poser honnêtement la question : Est-ce que je dis ou fais tout ce qui dépend de moi ?
En entrant dans cette nouvelle année, comment pouvons-nous donner un nouveau départ à une relation difficile ? Voici quelques vérités bibliques à prendre en compte : Demandez à l’Esprit de vous rendre capable de voir la situation et l’autre personne à la lumière de Christ et de son œuvre à la croix. Demandez pardon et offrez le pardon. Dites la vérité dans l’amour. Le pardon et la réconciliation ne sont pas activés par le déni, pas plus qu’en ignorant la réalité, mais en disant la vérité avec grâce et clarté.
Que devons-nous faire pour honorer Dieu dans nos relations cette année? En fin de compte, nous sommes tenus de faire tout ce que nous pouvons faire – ni plus, ni moins.
Seigneur, les défis impliqués dans la réconciliation d’une relation sont énormes. Il nous arrive d’avoir le sentiment d’avoir fait tout notre possible. Montre-nous la vérité par ton Esprit et ta Parole. Guide-nous alors que tu nous appelles à être tes ouvriers au service de la réconciliation. Pour ta gloire. Amen.
Cet article de David Wells est paru dans le numéro de janvier 2012 de testimony, la publication mensuelle des Assemblées de la Pentecôte du Canada.
